Plus d’Europe pour être protégé !… Plus d’Europe pour vivre mieux !… Plus d’Europe !…
Tous les sondages nous l’apprennent : il n’est pas un pays de l’UE sans une forte majorité de citoyens demandant « plus d’Europe ».
Or, « plus d’Europe » veut dire : plus de compétences avec les moyens de les exercer et le contrôle démocratique de leur exercice. Pour cela, il faut :
- que de petits états querelleurs et jaloux transfèrent à l’UE des compétences qu’ils ne peuvent plus exercer dans leurs limites territoriales et qu’ils se sont montrés incapables d’exercer ensemble harmonieusement et efficacement,
- que, pour assumer ces compétences au niveau de l’UE, un véritable exécutif européen soit constitué avec l’approbation des représentants des citoyens européens et doté par ceux-ci des moyens de son action mais, aussi, soumis par ceux-ci à un contrôle constant.
Cela veut dire, en somme, un gouvernement démocratique de l’Europe pour les affaires qui, dans l’UE, relève du niveau européen et, dans les états constituants, des gouvernements démocratiques pour les affaires qui peuvent encore relever des états, sans oublier, évidemment, des gouvernements démocratiques pour les affaires relevant des divers groupements territoriaux à l’intérieur des états…
Une Europe fédérale, quoi !
Faisons, donc, campagne pour « plus d’Europe » et expliquons à ceux qui l’attendent ou le demandent, qu’il n’est qu’une réponse démocratique à leur vœu : une fédération. Présidente du MEF, Anne-Marie Idrac s’écriait : « L’Europe sera fédérale ou ne sera pas ! » .
Employons-nous, d’abord, à le rappeler à tous les « européistes » tièdes qui nous entourent. Ne laissons pas nos convictions au fond de notre poche avec notre mouchoir par-dessus. N’hésitons pas à appeler un chat un chat par peur de susciter des craintes entraînant des rejets. Cette exhortation s’adresse aux modestes militants que nous sommes et, tout autant, aux politiques engagés dans les affaires européennes. Les « euro-sceptiques », eux, n’ont pas crainte de vanter leur nationalisme borné, générateur de vaines rivalités, d’absurdes haines, de guerre et de misère. Alors…
Employons-nous, aussi, à une tâche qui est, à la réflexion, l’un de nos tout premiers devoirs : celui d’accompagner nos députés dans l’exercice de leur fonction. Ne sommes-nous pas parties du souverain qui les a élus ? Quel souverain peut se désintéresser de ses représentants ? Grâce au net, nous pouvons suivre nos députés dans leurs travaux, dans leurs actions et dans leurs paroles, en séances comme en commissions. Restons en contact avec eux, respectueusement et cordialement ; faisons-leur connaître nos réactions de fédéralistes convaincus ; offrons-leur même nos solutions fédéralistes aux problèmes qu’ils doivent chercher à résoudre. Cela est nous mêler de ce qui nous regarde et montrer à nos représentants estime et considération.
Et, un jour - qui sait ? -, assez de députés sentiraient, ainsi, qu’il y a, dans le corps électoral européen, leur maître souverain, assez de citoyens pour souhaiter l’extension des compétences de l’UE et leur remise entre les mains d’un gouvernement démocratiquement approuvé et contrôlé par le Parlement. On peut espérer qu’alors, ils oseraient aller au-delà des traités pour faire cette révolution fédéraliste depuis trop longtemps attendue, - comme, en 1789, les députés aux Etats Généraux allèrent au-delà de la loi royale pour introduire des doits nouveaux dans le royaume. Noble audace opportunément rappelée, il y a peu. C’est du Parlement, que nous pouvons attendre « plus d’Europe » et point, sans doute, du Conseil, car chacun sait que les oies ne préparent pas le repas de Noël.
Jacques Chauvin










